• Histoire de vignes et de canicule

    Histoire de vignes et de caniculeHumm ! Il fait délicieusement trop chaud. Le ciel est d’un bleu exagéré, pas un nuage. Je cuis. Je vais prendre un coup de soleil. J’aurais dû mettre de l’écran ce matin, mais chaque geste me mettait en nage, j’ai renoncé. Ce que j’aime me sentir écrasée de chaleur ! Ca me rend d’humeur lascive. Je n’ai qu’une envie, presser mon corps contre des muscles souples et fermes, une peau moite, lécher le sel au creux d’une clavicule…

    J’aime sentir mes muscles bouger, décomposer chaque mouvement. Mes sensations sont découplées par la chaleur et l’étouffement. J’effleure ma culotte de ma selle, elle monte et descend a l’intérieur de mes cuisses. Cette ballade à vélo, à l’heure la plus chaude, est à la fois un plaisir et une torture, il va falloir que je trouve un abri, pour quelques minutes, me reposer, boire un peu, me caresser et m’assoupir à l’ombre d’un arbre et rêver. Oui ! Quelle merveilleuse idée ! Je vais faire ça ! Allez hop ! Direction les vignes et les bosquets. Je vais bien trouver un peu d’ombre par là bas. Doucement ! Je suis déjà dégoulinante de sueur. Le prochain chemin semble s’enfoncer vers les arbres.

    J’espère que j’ai le droit de m’aventurer ici. Je n’ai pas envie de me faire disputer par un vieux vigneron bourru. Mince, une voiture ! Mais que fait cette BMW flambant neuve, au milieu des vignes ? C’est la bagnole du vigneron ou celle d’amants illicites venu baiser tranquilles ? Je passe comme si de rien n’était. Je vais même chantonner, le nez en l’air, tiens.

    - « Tu baguenaudes dans les pâturages, tu t'en vas te promener… »

    Non, je rêve ou ils baisent comme des salauds dans la voiture ! Oh la vache ça m’excite ! Qu’est ce que je fais ? Je ne peux pas laisser passer ça ! Non, allez sois folle ! Je contourne les arbres, je pose mon vélo et reviens en catimini. Oui, là, j’ai une vue imprenable, c’est parfait. Enfin presque, il y a plein d’orties.

     

    Je les vois sortir de la voiture. Pas mal ! Trois jolis quadras, bien foutus, athlétiques et dégoulinant de sueur. Tu penses, ils devaient mourir là dedans ! Pas assez de place pour garder tout fermé et mettre la clim.

    Le premier, un homme grand brun, mince. Jolie queue ! Belle érection malgré la chaleur. Le deuxième, moins grand, plus fort, plus puissant. Poivre et sel. Et quelle bite ! Large, bien recourbée, le gland fort et bien dessiné. Je sens ma vulve qui frétille ! Oh mais quelle chaleur, même à l’ombre. Je n’ai plus d’air.

    La femme, est très belle, comme je les aime, exactement ! Grande, fine, petits seins, cuisse longue, cul rond. Il y en a qui ont vraiment de la chance ! Aille, je crois que je me suis fait repérer. S’il vous plait s’il vous plait laissez moi regarder, ne me virez pas ! Non, en fait non, j’ai cru parce que le deuxième homme, poivre et sel, a souri dans ma direction, mais non. Il va vers la femme, lui attrape la bouche et lui roule un patin magistral. L’autre, le grand, se branle doucement en regardant. Putain de merde ce que ca m’excite ! Poivre et sel retourne la femme fermement ! Il n’y va pas de main morte ! Quelle brusquerie ! Elle pose ses deux mains sur la portière et les retire aussitôt : « Ouille ! ça brule ! ». Poivre et sel à l’air d’en avoir rien à foutre. Il l’écrase contre la voiture brulante. Elle gémi de plaisir. Il frotte son zob sur son cul, le long de la raie des fesses. Elle se cambre, recule, écarte les jambes, pour mieux s’offrir. Il attrape son gland d’une main ferme et l’enfonce... Oh ! Je crois qu’il l’encule ! J’adore ça. Ma mouille coule dans mon shorty. Accroupie, j’écarte les cuisses et je glisse deux doigts entre mes poils humides. Je suis trempée ! Mon ventre gronde. C’est fou l’effet que ça me fait de les mater en douce. Je suis vraiment une gourgandine ! Je me branle en le regardant lui pilonner le cul durement. J’ai envie de baiser, c’est terrible.

    Mais qu’est ce que je fais ? C’est du n’importe quoi, c’est pas très bien de jouer les voyeuses… mais je ne peux pas les quitter des yeux. Elle râle, ça a l’air d’être si bon ! Je voudrais être à sa place, ou avec eux, je pourrais la lécher pendant qu’il lui prend le cul… Le grand se rapproche, pose sa main sur la nuque de la femme et la tire à lui. Elle a les yeux fermés, la bouche grande ouverte, il y plonge sans ménagement et la baise. On dirait un chien en rut. Ca m’excite de plus en plus. J’adore cette bestialité. Il s’enfonce profondément, de longs filets de bave coulent de sa bouche. Ho et puis allez zut ! Je ne vois pas pourquoi je ne n’aurais pas ma part de plaisir. Je n’en peux plus. Quitte à être là, autant faire les choses correctement. Je ne peux pas me caresser comme ça. Mon short me gêne. Je l’enlève, le pose sur les herbes, m’agenouille dessus, m’enfonce deux doigts et me branle avec délice… Mince ! Il est où poivre et sel ?

     

    - Vous ne devriez pas rester là au milieu des orties, vous allez vous piquer !

    J’ai tellement sursauté en entendant sa voix, que j’en ai perdu l’équilibre et me suis effectivement piqué. « Ouille ! »

    - Je vous lavais dit !

     

    Il est là, devant moi, nu comme un ver, la bite au garde à vous à un mètre de ma bouche. Il me regarde, amusé, sur de lui. Il me tend la main. Je suis pétrifiée. Je ne sais pas si je dois avoir honte ou profiter de l’opportunité. Je me sens surtout très bête. Je peux difficilement jouer l’indignation, le cul nul et deux doigt dans la chatte. Pour la peine, c’est cette main là que je lui offre. Il l’a prend délicatement, la porte à ses lèvres, et me gobe le majeur et l’annulaire imprégnés de cyprine. Oh le cochon ! Ah tu veux jouer au blasé ! Hé bien on va être deux !

    - Vous ne me présentez pas vos amis ?

    - Si, bien sure ! Me répond il, affable.

    Il affiche toujours son air calme et dégagé. Il garde ma main et me tire vers lui d’un geste sec. Je suis surprise de sa manœuvre, perd l’équilibre, et me heurte contre son torse. De son autre bras il enserre ma taille et lâchant ma main, enfonce ses doigts dans ma fente et la secoue. L’effet est immédiat. Je ne tiens plus sur mes jambes, je gémi de plaisir. Je m’agrippe comme je peux à ses épaules brulantes. Alors que ma tête bascule, il me lèche la bouche avant de me mordre l’oreille. J’oublie que je ne connais absolument pas cet homme. J’oublie tout, je ne suis plus que sens, peau, muqueuse. Mon corps tout entier est bouleversé. J’abandonne toute pensée, toute retenue, peut être que si je lève mes jambes je resterai en suspens dans l’air. Quand il s’arrête et que je réouvre les yeux sur les siens satisfaits, je réalise la folie de la situation. Je veux me redresser, mais il me tient trop serré. Je suis prise soudain de panique. Qu’est ce que j’ai fait ? Je le regarde dans les yeux, l’implorant en silence de me lâcher. Ce qu’il fait à la seconde, ce que je regrette celle d’après.

    - Regardez ce que j’ai trouvé ! S’écrit il soudain, en me reprenant par le bras. Puis il me guide fermement jusqu’à ses amis. J’ai l’impression d’être une vilaine fille qui va se faire punir sur le champ. Je le regarde, putain ce qu’il est magnétique ! Il se dégage de lui une promesse de sexe et de luxure la plus alléchante que j’ai vue depuis des lustres ! Il faut qu’il me prenne, je veux être sa chienne. Qu’il se dépêche de me baiser, le salaud !

    Le couple est tourné vers nous, mains sur les hanches, tout sourire, pas gêné le moins du monde.

    - Jolie trouvaille ! Elle s’était perdue la petite garce ? Roucoule la femme.

    - C’est sa culotte qu’elle a perdu, on dirait, lui répond goguenard le grand. Poivre et sel me mène à eux. Et s’adressant à moi.

    - Je vous présente Pierre. Pierre, voici…

    Je ne m’attendais absolument pas à quelque chose d’aussi formel ! Je bafouille un prénom improbable, une sorte de cross over, entre mon vrai prénom et mon pseudo sur la toile.

    - Jeanna …

    - N’êtes vous pas la cycliste de tout à l’heure ? Je me racle la gorge.

    - Si, j’avoue.

    - Jeanna, je vous présente Charlotte. Charlotte, Jeanna.

    - Jeanna, c’est original. Ca vient d’où ? demande-t-elle faussement innocente. Je refuse de perdre le peu de fierté qu’il me reste et la regardant droit dans les yeux, d’un air lubrique :

    - Je vous dirai tout quand nous serons intimes.

    - Hmm, j’ai hâte ! Me répond elle en s’agenouillant devant moi. Elle me saisi les cuisses à pleine main et enfouie son visage au creux de mes poils. Je me laisse aller contre poivre et sel qui s’écrie :

    - Attends Charlotte ! Nous n’avons pas fini les présentations !

    - Excuses moi Mark, je pensais que c’était fait, dit elle en se redressant. Jeanna, je vous présente votre sauveur, Mark.

    - Pour vous servir.

    Et je n’ai pas le temps de répondre qu’elle m’enfourne sa langue pleine de mon jus dans la bouche. Elle embrasse fabuleusement bien. Je lui attrape un sein, presse délicatement le téton qui durcit entre mes doigts, pendant que de l’autre main, je lui agace le clitoris. Elle réagit immédiatement à la caresse en écartant les cuisses. Alors je plonge deux doigts et je lui administre le même traitement que celui que j’ai subi quelques minutes plus tôt. Elle semble autant apprécier que moi. Pierre vient se glisser derrière elle, lui soulève une jambe et lui glisse sa queue entre les fesses. Je la sens contre mes doigts au travers de la paroi vaginale. Putain ! Je me cambre, et frotte mon cul contre la verge dure de Mark.

    - Qu’est ce que tu attends pour m’enculer ?

    - Que tu me supplies de le faire. Me répond il en me tirant par les cheveux.

    - Encules moi, s’il te plait, encules moi !

    - Pourquoi est ce que je ferais ça ?

    - Parce que je suis une chienne !

    Je sens son gland frotter ma vulve. Il récupère ma mouille et doucement mais surement, m’enfonce son dard jusqu’aux couilles. Il va et vient lentement, je suis électrisée. Je m’ouvre complètement. Ma mouille dégouline sur mes cuisses en longs filets blanchâtres. Mes jambes flagellent, je m’agrippe à la chatte de Charlotte qui se resserre autour de mes doigts. Je sens les spasmes caractéristiques d’un orgasme profond. Elle dégouline sur ma main. J’ouvre les yeux, quel merveilleux spectacle que les rictus du plaisir ! Pierre la suit de prêt à grands coups de butoirs. Leurs râles m’excitent encore plus. Une fois remis de leurs émotions, Ils se rapprochent tous deux de moi. L’un me caresse les seins, l’autre le clito. Je ne sais plus ou donner de la tête. Je ne veux pas jouir maintenant, je veux en profiter encore un peu. Je me retiens avec difficulté. Je détourne le regard, pour ne plus les voir, dans l’espoir de me maitriser mieux, mais… je découvre un autre voyeur. Un jeune homme, à peine vingt cinq ans, le pantalon en bas des jambes, son manche dans la main. Je souris. Je n’ai jamais vécu un truc pareil auparavant, c’est absolument fantastique. Sur un signe de Mark, le môme s’approche.

    - Alors ! On ne t’attendait plus !

    - Oui, pardon, j’ai été retenu.

    Mark me susurre à l’oreille.

    - Ca te dirait qu’il te mette sa tige dans la chatte ?

    - Oh oui !

    - Tu as entendu ? Baises là !

    Charlotte et Pierre lui cèdent la place. Je regarde le jeune s’approcher. Il tremble d’excitation. Me relevant une jambe sur le côté, il m’enfonce sa longue queue fine. Je vacille, Mark me tient fermement debout. Je flotte entre deux corps virils. Il ne m’en faut pas plus pour jouir violemment. Le jeune ne peut pas se retenir plus longtemps. Nous convulsons quasi en même temps. Maintenant que j’ai joui, passons aux choses sérieuses. Je repousse le gamin, et quémande en hurlant :

    - Mark ! Plus fort, encule moi plus fort !

    Mark resserre sa prise sur mes hanches à m’en arracher la chair. Il me donne de grands coups de bite. Quelque chose cède en moi, je gicle en geyser. J’inonde autour de moi. Mark se lâche au fond de mon cul en saccades effrénées. Oh putain, quelle baise !

     

    Charlotte me tend une bouteille d’eau. Elle est un peu chaude, mais ça fait du bien quand même. Nous nous rhabillons en plaisantant. Le jeune homme nous propose de le suivre chez lui. C’est la maison, là bas. Il est vigneron… Enfin son père. Il nous propose une dégustation de vins. Je crois que la journée n’est pas finie.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 28 Janvier 2015 à 10:57

    Je me pose sur ce post parce qu'il faut bien que je m'arrête quelque part, mais j'ai parcouru plusieurs de tes billets.

    Bravo !

    C'est tout.

    J'ai lu très peu de livres érotiques et les ai trouvés ... bof. Ici, enfin une écriture à la fois sensuelle, intelligente, sensible, concernée, précise, imaginative, créative ... talentueuse.

    Oui : bravo.

    PS : et je ne comprends toujours pas pourquoi il n'y a jamais plus de participants sur ce genre de blog. Ils sont si rares !
    C'est fou ce que l'originalité et la différence peuvent faire peur.

    2
    Mercredi 28 Janvier 2015 à 13:15

    Bicar De Siècle : Euh ... Merci smile

    3
    Chester B.
    Mercredi 22 Juillet 2015 à 11:22

    Ben dis donc...je vais me remettre à la bicyclette moi...

    Texte très beau, et très visuel...La canicule aurait-elle fait des ravages encore cette année?? ;-)

    Bravo et merci Aude

     

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