• Trois soeurs

    Trois sœurs se retrouvent dans la demeure familiale, ancien bordel du XIXe siècle, quelques années après le décès de leurs parents. Tandis que l’aînée, la sérieuse Clémence, chercheuse au CNRS, se bat à coups de devis et de réparation bringuebalantes pour empêcher la maison de tomber en ruine, Cassandre, ancienne cadre qui joue les dominatrices pour financer sa reconversion professionnelle, envisage la vente. Mais lorsque Cléo, la cadette, militante féministe prosexe, débarque de Paris, avec sa troupe de performeurs queer, c’est toute la maison qu’elle met en branle !

    En voici un petit extrait pour vous donner l'eau à la bouche.

    "...Une fois seuls, Cléo se laissa tomber dans les bras d’Arno à la recherche d’un peu de tendresse. Il en profita pour lui caresser un téton à travers le T-shirt.
    Cléo et Arno avaient la même façon d’appréhender la vie. Ils profitaient du moment présent, sans penser à l’avenir. Leur complicité s’exprimait sur tous les plans, aussi bien amical, sexuel, qu’artistique. Et tous les deux se mentaient à eux-mêmes, refusant d’officialiser leur lien évident.
    — On a peut-être le temps de visiter la maison… suggéra Arno à l’oreille de Cléo. Sachant très bien où il voulait en venir, elle répondit :
    — Une visite historique ?
    — Avec reconstitution.
    En se blottissant encore un peu plus dans ses bras, elle ajouta :
    — Demain, je suis trop crevée.
    Il lui embrassa la racine des cheveux, en descendant subrepticement derrière l’oreille, là où il savait que Cléo réagissait quelle que soit sa fatigue.
    — Rien qu’une toute petite visite, chuchota-t-il.
    Cléo qui sentait son corps réagir, protesta mollement.
    — C’est déloyal !
    — On fait le rez-de-chaussée maintenant, les étages demain, continua-t-il en glissant une langue furtive sur les contours délicats de son oreille.
    Cléo se laissait amadouer, profitant pleinement des cajoleries de son ami.
    — OK ! dit-elle. Grimpant sur la table, elle posa ses pieds sur le banc de chaque côté d’Arno, releva sa petite robe rose aux motifs de vulves naïvement dessinées, et exigea un cunnilingus.
    — À votre service, Mademoiselle Cléo.
    — Si tu fais bien ton office, tu auras ta visite guidée, dit-elle en s’allongeant.
    Il écarta la toison blonde – Cléo ne portait jamais de sous-vêtements – et entreprit de la satisfaire. Ils se connaissaient bien, et Cléo devait être la seule femme à avoir autant couché avec Arno, qui préférait les expériences nouvelles. Elle se laissa aller pendant qu’il cueillait de sa langue le fluide qui coulait entre ses fesses. Elle dégusta longtemps ses caresses, sans chercher à jouir et quand elle en eut assez, elle l’invita à passer dans la pièce suivante.
    C’était une salle à manger rectangulaire pourvue d’une immense fenêtre de chaque côté. Les murs en pierre apparente avaient été peints en blanc. Au centre, se trouvait une grande table rustique décorée d’un vase de fleurs séchées.
    — La salle à manger ! Elle était réservée aux visiteurs de marque. Sinon, les filles mangeaient en cuisine. Cléo s’allongea à plat ventre sur la table, écartant les jambes.
    — Si tu me prends là, tu as vue sur la mer.
    Il s’avança et sortit son sexe de son pantalon. Il le frotta contre sa chatte trempée et y pénétra dans un soupir d’aise.
    — Tu as raison, la vue est très belle.
    — Doucement, s’il te plaît.
    Arno lui obéit, effectua quelques va-et-vient lents et profonds et se retira.
    — C’est quoi après ?
    — C’est l’entrée, avec l’escalier qui monte aux chambres. Ensuite, il y a le petit salon et puis le grand. Viens !
    ... "

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  • Soirée IkéaNicolas était libertin et voulait convertir Éléonore à ses pratiques. Réticente au départ, elle avait fini par se laisser amadouer ayant bien aimé les étreintes dans les endroits insolites, l’inconfort, la crainte d’être surpris. Toutefois elle avançait avec prudence, campant sur ses positions lorsque quelque chose lui déplaisait. Elle n’adorait pas l’ambiance des clubs, mais elle devait admettre que se trouver au centre de l’attention l’excitait. La proximité des corps, les soupirs, les caresses fortuites, les mains qui s’égarent, n’étaient pas non plus pour lui déplaire. Mais de là à se jeter corps et âme dans une gigantesque partouze, il y avait là une limite qu’elle n’était pas prête à franchir.

     

    — Tu vas aimer, j’en suis sûre. Ils sont très cools, tout à fait dans tes gouts. Continua Nicolas.

    — Ils ?

    — Un super couple, même âge que nous…elle est sexy, il est sympa…

    — Et c’est quoi l’idée ?

    Nicolas vint s’asseoir à côté de Éléonore, lui caressa les cheveux, déposa un baiser humide sur ses lèvres, et ajouta d’un air enjôleur : tu me fais confiance ?

     

    — Bien sûr que je te fais confiance. Mais… Il l’interrompit l’embrassant de nouveau et glissa la main sous le pull de Éléonore. Elle goûta ses cajoleries, il savait éveiller son désir. Elle demanda :

     

    — On a rendez-vous au Seven ?

    — Non, chez eux.

    — Chez eux ? sursauta Éléonore.

    — Oui, on sera plus tranquille. J’en ai un peu raz le bol des clubs. Et toi aussi, non ?

    — Et s’ils ne me plaisent pas ?

    — On y va, on fait connaissance, s’ils te plaisent pas, on rentre. C’est aussi simple que ça.

    — On part quand je le décide ?

    — Promis, ajouta Nicolas en l’embrassant encore. Puis, à force de caresses adroites, et de douces paroles, il réussit à convaincre son amante.

     

    Le couple habitait un petit pavillon d’Athis-Mons, dans la banlieue opposée. Sur le pas de la porte, Éléonore s’était réfugiée derrière Nicolas et regardait par-dessus son épaule. Quand la longue femme brune, d’une petite trentaine d’année, au regard doux et au sourire aimable vint ouvrir, Éléonore se sentit soulagée. La femme semblait embarrassée, elle n’avait visiblement pas non plus une grande expérience de ce genre de rencontre. Elle les invita à la suivre. Habillée d’une robe noire moulante si courte que l’on voyait, à la lisière du vêtement, la jarretière de ses bas, elle les mena dans un salon aux couleurs viriles. Sur la table basse « Malmsta », était disposé un plateau apéritif, où crudités et mini-pizzas Buitoni étaient joliment combinées dans une vaisselle en plastique d’inspiration japonaise. Elle leur proposa de s’installer dans le canapé « Kivik » en cuir noir, et s’assit à son tour dans le fauteuil « Ekerö » en polypropylène de la même couleur.

     

    Monsieur fit alors son entrée. C’était un homme à peu près du même âge, assez massif, dont la musculature trahissait un gout certain pour le soulevé de fonte. Il avait le crane rasé et portait, collé à la lèvre inférieure, une barbichette de la taille d’un timbre-poste. Il n’était pas laid, les trais de son visages étaient harmonieux, mais sa musculature massive et ses choix en esthétiques le rangeaient irrémédiablement dans la catégorie Cro-Magnon. Éléonore regarda Nicolas de ses grands yeux noirs affolés, pendant que ce dernier contemplait ses chaussures.

     

    — Salut ! Moi, c’est José, ma femme, Stéphanie. Jean et Marie, je suppose ?

    — Tu supposes bien, répondit Nicolas.

     

    Pour la circonstance, Nicolas avait choisi des pseudos et une identité plausible. Ils étaient un couple « légitime », pratiquaient le libertinage depuis toujours, aimaient particulièrement faire de nouvelles connaissances.

     

    S’enchainèrent les banalités d’usage, le chemin pour venir, les embouteillages, la météo, puis José interrogea Éléonore.

     

    — C’est quoi ton boulot ? Ne sachant si elle devait inventer quelque chose ou dire la vérité, elle questionna Nicolas du regard, mais José qui se fichait de la réponse, annonça fièrement qu’il était responsable de la sécurité d’un grand complexe commercial dont il ne pouvait divulguer le nom. C’était une information hautement confidentielle. Il poursuivi avec une suite sans fin de clichés sur les étrangers qui nous envahissent, la police corrompue, la jeunesse qui se perd, les vieux qui sont plus comme avant, et les politiques qui sont tous les mêmes. Il exposait ses réflexions sur un ton d’expert, s’embarquait dans des phrases interminables dont il ne maitrisait pas la syntaxe, se contredisait souvent. Sa femme souriait, telle une potiche télévisuelle. Nicolas, petit à petit, tentait d’orienter la conversation vers elle, mais José répondait à sa place. Il parlait de son épouse comme on parle de sa maison ou de ses chiens. Il expliqua qu’il allait lui payer une augmentation mammaire, et qu’ainsi, ils pourraient partir en vacances dans le village naturiste de Port-Leucate.

     

    — C’est la dernière fois que vous la voyez comme ça ! Plate comme une limande ! Je lui paye un bonnet D, même E ! Elle voulait un B ! Mais quitte à banquer… Hein ma biche !

    — Oui, mais j'me demande si ça va pas faire trop, un bonnet D. J’ai un petit dos.

    — Mais non ! T’es grande comme un cheval ! Regarde Marie ! Elle a une belle poitrine ! Tu veux pas avoir pareil ? C’est monsieur qui doit être content ! Hein Jean !

     

    Éléonore grignotait compulsivement les concombres en se demandant comment ils allaient sortir de cette galère. Elle envoyait des regards appuyés à Nicolas qui indifférent à ses suppliques muettes, continuait à se rapprocher de Stéphanie. Puis on sonna à la porte.

    — Ha ! Les derniers invités ! dit le maitre de maison. Va ouvrir, ma poule.

    Éléonore, proche de la panique dévisagea son ami qui lui répondit par un clin d’œil.

     

    Stéphanie revint avec un jeune couple affriolant. Lui, une petite trentaine, grand, d’allure sportive, peau caramel, cheveux en bataille, regard noir, pétillant. Elle, ne dépassait pas les 25 ans, faite au moule, taille de guêpe et fesses rebondies. D’emblée, on devinait leur entente et leur goût du jeu. Nicolas jeta un regard entendu en direction de Éléonore.

     

    — Nolan et Isabelle, annonça Stéphanie. Tous s’embrassèrent et l’atmosphère se détendit un peu. Rapidement, une complicité s’installa entre les invités. Chaque fois que José ouvrait la bouche, les regards en coin et les sourires entendus s’échangeaient. Au bout d’une heure, Éléonore qui n’en pouvait plus, prétexta une fatigue soudaine, due à l’alcool peut-être, pour déclarer qu’elle souhaitait rentrer. Nicolas assura qu’ils reprendraient bientôt contact et le jeune couple profita de l’élan pour annoncer aussi leur départ. Si José faisait bonne figure, il était clair qu’il était déçu, mais ce n’était apparemment pas le cas de Stéphanie qui affichait une mine soulagée.

     

    Une fois dans la rue quelques plaisanteries fusèrent et la jeune Isabelle, attrapant le bras de Éléonore demanda :

    — Ça vous dit de venir à la maison ? On habite dans le centre.

    Éléonore hésita, mais Nicolas accepta avec enthousiasme.

    Dix minutes plus tard, ils arrivèrent dans un petit appartement d’un immeuble ancien du vieux Rouen. Des murs blancs peu décorés, un parquet de guingois, et un mobilier hétéroclite donnaient une impression de chaleur et d’authenticité. Isabelle fixant Éléonore de ses grands yeux bleus, retira sa veste, ses chaussures, et sa robe portefeuille sous laquelle elle était totalement nue. Nolan se déshabilla aussi, et commença à l’embrasser et la caresser. Éléonore, surprise par l’accueil ne put retenir un petit gloussement. Elle toussota maudissant sa niaiserie. Elle ne voulait pas passer pour un perdreau de l’année. Nicolas vint se placer derrière elle, et tout en l’embrassant, la débarrassa de ses vêtements. Isabelle et Nolan se rapprochèrent lentement et la femme égara sa main dans le dos de Éléonore. Elle se laissa faire, masquant son embarras, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire Isabelle l’embrassait. Sa bouche était pulpeuse et fraiche, sa langue soyeuse jouait habilement avec la sienne. L’hésitation initiale évanouie, le charme de l’exploration l’emporta sur sa réserve. Elle lui rendit chaleureusement son baiser, osa même promener, une main légère, sur la poitrine de la jeune femme. Isabelle s’agenouilla. Éléonore avait deviné pourquoi, mais dans l’état d’excitation qui était le sien, elle n’osa pas s’opposer et fit taire sa pudeur en écartant les jambes. C’était une première pour Éléonore, et malgré son appréhension, elle devait s’avouer que la coquine s’y prenait vraiment bien. Nolan se caressait doucement en admirant le spectacle, mais très vite, Isabelle le tira à elle et le prit en bouche. Ainsi, elle alternait entre le sexe bien dur de son ami et, le clitoris de Éléonore pendant que Nicolas se frottait contre son cul, tout en lui mordillant le cou. Aucun mot n’était prononcé, on entendait que les souffles et les respirations retenues.


    Éléonore se dégagea, soudain rattrapée par ses craintes. Elle voulait prendre du recul, respirer un peu. Isabelle était jolie, fraiche et mutine, Nolan était sensuel, fort, et bestial. Elle se sentait dépassée. Elle croisa le regard de Nicolas qui se faisait maintenant sucer avec ravissement et sans avoir cherché à savoir si Éléonore approuvait. À son expression, on devinait que la fille était habile. Accroupie devant lui, sa longue chevelure châtain dansait dans son dos et lui caressaient les reins, mettant joliment en valeur sa croupe en forme de cœur. Curieuse d’explorer ce corps juvénile, Éléonore, s’agenouilla derrière Isabelle et passa sa main entre ses cuisses. Sous ses doigts, un abricot lisse et doux, humide à l’excès. Son majeur rencontra le clitoris dardé, avant de pénétrer la chaleur soyeuse. Isabelle resserra sa chatte, Éléonore s’immobilisa, ne sachant si elle devait poursuivre, mais les ondulations impérieuses lui firent comprendre qu’elle le devait. Éléonore, alors, se mit à masser doucement l’intimité de la belle. Elle était réactive, s’agitait, soupirait, réclamait davantage. Éléonore répondit à son attente en secouant sa main vigoureusement, comme elle aimait que son amant lui fasse. Titillant son point G. d’une main ferme. L’effet fut immédiat, la fille s’agrippa aux hanches de Nicolas en gémissant. Elle vibrait de tout son corps. Éléonore se sentit fière de provoquer un tel plaisir, elle comprit la vanité des hommes à faire crier leur partenaire.

     

    Alors qu’Isabelle basculait sa tête en arrière, Nolan la rattrapa par les cheveux, lui lécha la bouche avant d’y plonger sa queue. Éléonore reconnut le geste qu’elle avait vu dans les vidéos pornos et dont elle n’appréciait pas la bestialité. L’idée de réduire une femme à ses orifices la révoltait. Elle leva les yeux vers son amant qui se régalait du spectacle, n’en perdant pas une miette. La luxure qu’elle devinait soudain chez Nicolas, lui fit un choc. Il attrapa durement les cheveux de Éléonore, et posa son gland gorgé de sang sur ses lèvres. Elle se détourna et il n’insista pas, mais elle était choquée qu’il ait essayé. Il la connaissait assez pour connaître ses gouts et dégouts. Pour effacer l’incident, il la prit dans ses bras et la portant jusqu’au canapé, l’y déposa doucement. Il se coucha auprès d’elle et s’appliqua à réparer son erreur. Il l’embrassait avec délicatesse, ses mains courant sur son corps ravivaient les braises qu’il avait éteintes une minute plus tôt. Il s’insinua en elle. Éléonore fermait les yeux, concentrée sur ses sensations. La verge qui pénètre son ventre, la contraction des muscles, le frisson qui court, le cœur qui bat aux tempes, l’odeur de l’étreinte, son souffle, sa main crispée sur sa hanche, et le battement de son vit en son tréfonds. Le sentir encore, encore, encore battre en elle comme un métronome, entêtant, hypnotique. Et puis sa peau qui se hérisse, ses tétons qui turgescent, le fil de cyprine qui glisse entre ses lèvres, l’orgasme qui monte doucement, qu’elle maitrise et ne laissera exploser qu’à son apogée.

     

    Elle ouvrit les yeux et découvrit Isabelle assise sur un grand fauteuil qui se tripotait joyeusement avec un gode de bonne taille. Elle lui souriait. Nolan d’un claquement de doigt autoritaire lui ordonna de se retourner. Elle obéit à l’instant, s’installa à genoux sur le fauteuil, les coudes sur le dossier, jambes écartées, cambrée, et disponible. Il commença par cracher sur la rondelle qui palpitait d’impatience. Éléonore n’était pas certaine d’avoir envie de voir ça. Regarder un autre couple l’excitait, mais la rudesse de Nolan lui déplaisait. Le jeune homme prit son gland entre le pouce et l’index, pressa l'anus de sa compagne qui s’ouvrit sans opposer de résistance. Il plongea lourdement en elle, jusqu’à taper ses hanches contre ses fesses charnues. Il ressortit complètement sa queue et la pénétra de nouveau avec plus de vigueur. Sa compagne anhélait comme une bête. Au bout d’un moment de ce traitement, restant planté en elle, il agrippa sa chevelure comme on attrape des reines d’un cheval, et lui frappa la croupe avec force. Le terme « chevaucher » prit soudain tout son sens. Éléonore allait rire, quand Nicolas d’un mouvement brusque la retourna, la plaça dans la même position qu’Isabelle et tenta de la sodomiser sans ménagement. Éléonore le repoussa énergiquement. Le visage de Nicolas avait changé. Son regard espiègle s’était mué en un regard torve et il affichait un rictus écœurant.

     

    — Ca va pas, non ! gronda-t-elle. Il s’excusa, sans conviction, et voulu, sans tarder reprendre leurs ébats. Son manque de considération et de sincérité acheva de faire perdre à Éléonore toute envie de poursuivre et tandis que Nolan s’acharnait pour leur plus grand plaisir sur le fessier d’Isabelle, Éléonore se rhabilla.


    Un silence de plomb accompagna Éléonore et Nicolas sur tout le chemin de retour. Une fois arrivés, il ne lui adressa pas davantage la parole. Il était manifeste qu’il lui en voulait d’avoir écourté leur soirée. Elle se sentit obligée de se justifier, ce qui la mit en colère. Mais, se comportant en adolescent, il lui opposa, regard buté et bouche close. Ils se couchèrent dos à dos et au matin, Éléonore avait décidé qu’elle ne le reverrait plus.

     


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  • Brève- Ça te dit pas qu’on baise ?

    - Si, bien sûr, mais tu quittes ta nana …

    - Imagine tes pieds sur mon ventre, je vois ta chatte bien gonflée, tes doigts dedans qui s'agitent et ma main sur ma queue, bien dure prête à se vider sur toi.

    - Après tout, ce serait qu’un juste retour des choses.

    - Bref, tes pieds sur mon ventre et mon torse .... ma queue toute chaude devant ta chatte, je m'active dessus ... et tu vois les jets venir tomber lourdement sur ta chatte…

    - Tu m’as bien quittée pour elle…

    - Donc, le goût de tes pieds dans ma bouche, l'odeur de ta chatte, tes poils, te voir te tortiller, tes doigts qui s’agitent, les spasmes ...

    - Elle te quitterait si elle savait qu’on baise ensemble ?

    - Naaan, je parle de séance branlage l'un devant l'autre. Une sorte de supplice… Il suffirait de pousser de deux centimètres ... Résister le plus possible, être sur le fil, baiser sans baiser, jusqu'au moment où ....

    - Branler n’est pas tromper, c’est ça ?

    - C’est comme du porno, mais en live !

    - Du porno interactif… pas mal comme concept.


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  • Messenger- Je vais aiguiser mes fantasmes.

    - Pourquoi, ils sont tout usés ?

    - Les tiens sont pas usés ?

    - Non, coincés entre deux portes.

    - Hmmmm si je pouvais te coincer entre deux portes... lécher tes pieds pendant que tu te branles .... Tu pourrais me regarder et me branler aussi... Je pourrais être en train de frotter ma queue contre ta chatte poilue, humide.... sentir tes doigts contre aussi .... ton pieds sur ma bouche .... je glisserais aussi entre tes fesses, contre ton cul bien gonflé ..... je tournerais autour j'appuierais contre ... puis reviendrais à ta chatte chaude, je battrais tes lèvres en me branlant, juste à l'entrée du vagin... tes doigts toujours actifs sur ton clito bien énervé l'autre main posée sur ton gros sein, pinçant un téton, le tirant fort... Tu sens ma langue entre tes doigts de pieds chauds, moites ? Je pose le dessous de ma queue entre ta main et ton clito et je m'allonge sur toi de tout mon poids... je bouffe ta langue pendant que je te baise inséré entre ta main et ta chatte...

    - Je vais prendre une douche et puis dodo, je suis claquée.

    - T'as reçu tous mes messages ?

    - Où ça ici ?

    - Oui

    - Non. ... Tu disais quoi ?

    - Laisses tomber.


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  • Le petit kiosque en bois noirJe suis tellement impatiente de notre rendez vous que j’ai une demie heure d’avance. Je me lève, m’examine une nouvelle fois dans la glace. Ma robe noire évasée de style rétro, met en valeur la longueur de mes jambes. Je suis chic, ce soir. Je ne sais ce qu’il a prévu, c’est une surprise. Quelque chose dont j’ai envie depuis longtemps, m’a t-il avoué. Je dois me laisser guider, lui faire confiance. Je sursaute, la sonnerie me sort de mes pensées. Je me précipite. Chaque fois que je le vois, c’est comme si je le découvrais. Philippe est gentil, doux, sensuel et ce qu’il est beau ! Je suis surprise par sa tenue qui n’est absolument pas accordée à la mienne, jeans, tshirt, baskets. Tu es magnifique. Me dit il en entrant.

     

    Il me prend dans ses bras. Nous nous embrassons, longuement, doucement, je me laisse subjuguer par son odeur, sa présence virile et subtile. Il plonge ses yeux dans les miens. Je suis nue.

    - Change toi !

    - Quoi ?

    - Oui, changes toi, s’il te plait. Tu es magnifique mais ta tenue n’est pas adaptée. Tu me remercieras tout à l’heure.

    - Mais …

    - Et pas de lingerie, s’il te plait.

    - Pas de … ?

    - Non, répond-il d’un air gourmand, « tu verras ». L’excitation monte instantanément. J’imagine dix scénarios. Je le scrute, mais il reste impassible. J’abandonne, il ne lâchera rien, inutile d’insister. Je lui fais confiance, je sais que je serai comblée.

     

    Nous sortons de la ville rapidement pour rouler dans la campagne. Le paysage aux couleurs d’été défile devant mes yeux : J’ai compris où nous allons.

    C’est un petit kiosque au milieu de nul part. Un vieux kiosque en bois noir au milieu d’une toute petite prairie verte, où nous avons fait l’amour pour la première fois.

    Philippe étale une couverture, dépose en son centre une coupelle de framboises, mon fruit préféré, m’invite à m’assoir. De son sac, il sort une bouteille de vin rouge, nous serre, s’assoit à mes côtés. Nous buvons en picorant, les deux parfums se marient et se renforcent mutuellement. Assis dans notre petit coin secret, blottis l’un contre l’autre, je suis au paradis. Je sais que nous allons faire l’amour tout à l’heure, je sens un doux ronron dans mon ventre. Il relèvera ma robe, découvrant mon con, caressera doucement ma toison. Peut-être jouera t-il a y manger quelques framboises. A cette évocation, je deviens humide. Je cherche ses lèvres, nous nous embrassons. Sa main, sur ma joue glisse sur mon épaule, fait tomber la bretelle et dégage mon sein au téton turgescent. Il mordille délicatement mon cou, le caresse de sa langue, me picore de petits baisers, jusqu’à mon sein, qu’il embrasse goulûment. Je pose mon verre, enfonce mes doigts dans ses cheveux, j’ai envie qu’il me dévore toute entière. Je me renverse. Ma robe n’est plus qu’une bande de tissus enroulée autour de ma taille. Il passe d’un sein à l’autre, les tète, les mordille, les palpe doucement puis vigoureusement. J’écarte mes cuisses, je veux qu’il lape mon liquide qui s’écoule doucement. Il résiste à mes demandes muettes, me fait languir. Je gémis d’impatience. Il s’écarte soudain, me regarde amusé avant de plonger entre mes cuisses. Mais au lieu du grand coup de langue que j’attends, je reçois un petit baiser léger. Je m’arc-boute, me contorsionne pour le trouver, mais il est debout. La forme de son jean ne laisse aucun doute quant à son désir, mais il n’a pas l’air de vouloir le quitter.

    - Debout !

    Je ne comprends pas. Je reste allongée sur le dos, jambes écartées. Il me souri, goguenard devant mon regard incrédule.

    - Lève toi margoton !

    Je me cambre, m’offre sans pudeur.

    - Ne crois pas que je vais tomber dans ton piège. Dépêche toi de te relever que je puisse ranger tout ce bazar. Aller !

    Déçue, je me rhabille pendant qu’il jette toutes nos affaires dans le coffre. Il me lance des coups d’œil, amusé. Je n’aime pas quand il se moque de moi. Je m’installe dans la voiture en boudant.

    - Non, non ! Tu ne montes pas à l’avant. Je le regarde interloquée. Ne discute pas, tu passes à l’arrière. Et quand tu seras installée, tu mettras ça. Me dit-il en me tendant un ruban de satin noir.

    Je lui arrache le ruban des mains.

    - Qu’est ce que tu m’as encore concocté ?

    - Si tu crois que je vais te le dire !

    - Donne moi un indice au moins.

    - N’insiste pas.

    - Aller …

    - Non.

    Je passe à l’arrière il en profite pour me claquer les fesses.

    - Assieds toi au milieu et attache ta ceinture. Écarte un peu tes jambes, bien. Remonte légèrement ta robe. Voilà, tu es parfaite. Fais moi confiance. Ce soir, c’est un de tes fantasmes qui se réalise.

    Je noue sagement le ruban devant mes yeux, la voiture démarre rapidement. En quelques tournant je suis désorientée. Bientôt, la voiture s’arrête.

    - Ne bouge pas, je reviens. La porte se referme doucement et c’est le silence total. Je suis curieuse et excitée comme une enfant. J’entends des pas qui approchent, des éclats de rire masculins. Je ne sais pas si je suis visible de l’extérieur. J’ai un peu peur de croiser des hommes qui voudraient profiter de la situation. Je me crispe, mais les pas me dépassent et s’effacent au loin. J’attends encore, a t-il fini par m’oublier ? Mon cœur bat à tout rompre. S’il m’abandonnait, seule à attendre dans la nuit ? Depuis combien de temps j’attends ? Le bip de l’ouverture centrale des portes interrompt mes élucubrations. Quelle idiote, il est là. Bien sûr qu’il est là ! Les portières arrières s’ouvrent en même temps, je sursaute. Deux présences masculines s’engouffrent, leurs épaules m’écrasant. Je sens leur carrure remplir l’habitacle. Soudain je manque d’air.

    Philippe démarre, met le clignotant et s’engage sur la route. Nous restons silencieux. J’entends leur souffle, je sens leur chaleur, leur parfum. Je les imagine grands et forts. Larges d’épaules, peut être bourrus, velus, primates ; des boxeurs, des voyous qu’il aurait embauchés à la va-vite dans la rue. Non, il les a sans aucun doute choisis avec soin, à l’issu de longs entretiens.

     

    - Camille, tu peux faire connaissance. Ils sont à toi.

    Je soulève mes mains avec lenteur. Je crois que j’ai peur de ce qu’elles vont découvrir. Et s’ils ne me plaisaient pas ? À main droite, un jean usé et mou sur une cuisse large et ferme. À main gauche, une toile fine, probablement du lin. La cuisse y est longue, plus dessinée, très dure aussi. Je descends sur le genou, remonte, mes mouvements sont limités par le peu de place que leur carrure me laisse. Je change de stratégie. Je les devinerai à tour de rôle. Main gauche à hauteur de buste, j’avance doucement. Je me heurte à une toile très douce au toucher. Certainement un t-shirt. Le poitrail est bombé et souple. Je remonte, cherche l’encolure. Mes doigts plongent dans une forêt de poils soyeux. Je remonte encore, m’emmêle dans une barbe très fournie, bien taillée.

    Je me tourne maintenant vers ma gauche. La poitrine est sèche, dure, glabre sous la chemise. Le cou et la joue sont lisses et doux. Il vient de se raser, je sens le film qu’a laissé la crème à raser sur sa peau de bébé. Il est très jeune. Vingt, vingt deux ans maximum. Je reprends mon exploration, tantôt de l’un, tantôt de l’autre. Je les sens frémir sous mes caresses, j’entends leur souffle, quelques sons rauques s’échappent parfois. Je ne résiste pas à l’envie de vérifier l’état le leur pantalon. Je suis heureuse de constater que nous partageons le même émoi. Sous ma robe légère, il n’y a que mon corps nu, mon sexe qui palpite, chaud et humide !

    Un virage serré nous comprime les uns contre les autres. Nous venons de tourner dans un chemin de campagne. La voiture est secouée pendant quelques minutes qui me semblent une éternité, puis s’immobilise enfin. Les hommes sortent de la voiture, Philippe prend ma main, me conduit à vive allure. Je lève haut les pieds entre les herbes qui me fouettent les cuisses. Je m’accroche à lui. Il est mon guide, mon tout.

     

    - Reste là, ne bouge pas.

    Nous venons de passer dans une zone plus sombre, un peu plus fraiche aussi. J’écoute attentivement les bruits qui nous entourent, il n’y a que la nature, une douce brise dans les feuilles des arbres, le départ précipité de quelques animaux que nous avons dérangé. Les hommes s’affairent autour de moi, en silence. Puis Philippe retire ma robe doucement, dépose un doux baiser sur mes lèvres et s’efface. Je reste un moment ainsi, nue, exposée. Je les entends bouger, j’essaie de les reconnaitre, impossible. Des mains anonymes se posent sur mon visage, un peu rugueuses. On m’embrasse, des lèvres ourlées et souples, recouvertes d’une moustache épaisse. Je pose ma main sur le buste de l’homme, je suis surprise de le sentir nu sous mes doigts. Je sens son cœur battant. D’autres mains se posent sur mes hanches. Je sens dans mon dos un autre corps nu, et entre mes fesses, une queue bien dure vient se caler. De doux petits baisers me picorent la nuque. Je frissonne. Je sais que Philippe m’observe, je voudrais connaître son regard à cet instant. Je m’abandonne doucement aux caresses délicates de ces deux inconnus.

    Soudain une main agrippe mes cheveux, me fait mettre à genoux. Instantanément cela me transforme en petite catin obéissante. J’ai un peu honte, et cette honte amplifie mon plaisir.

     

    - Ouvre !

    J’ouvre la bouche en grand. Je reçois un vit large et recourbé jusqu’au fond de la gorge. Je sens son gland qui frappe, m’arrachant des grognements de bête. De long filets de bave s’écoulent de ma bouche béante, jusqu’au haut le cœur. Je m’offre à cette bestialité qui m’accapare.

    Maintenant deux mains fines et sèches s’emparent de mes hanches, me pincent durement. Sans préambule, l’homme plante sa verge dans ma chatte dégoulinante. Il se comporte comme un chien, frénétique, il me baise à petits coups rapides. Je me sens utilisée, souillée.

    La première fois que j’ai avoué ce fantasme à Philippe, c’était un murmure entrecoupé de silences coupables. Aujourd’hui, je m’offre à ces fléaux sans aucune vergogne.

    Les deux hommes se retirent brutalement dans un ensemble parfait. Je me retrouve seule, vide abandonnée sur un lit de terre et de cailloux qui me transpercent les genoux. On me pousse du pied, je m’affale dans la terre. On me prend par les chevilles, me roule sur le dos. Je sens des pierres, des racines meurtrir mon dos. Mes jambes sont écartées à m’en faire mal. Je suis de nouveau baisée à même le sol comme une raclure. Plus ils s’acharnent sur moi, plus ils sont brusques plus je plonge en transe. Je hurle mon plaisir, je suis obscène. Plus rien ne compte que d’être une bête sauvage en rut.

     

    L’on me prend maintenant comme un paquet, on me retourne et me lâche sur l’inconnu le plus fort. On me manipule comme un pantin. Je me laisse faire, je leur appartiens, je suis un jouet. J’éprouve une sorte d’extase à tout abandonner. C’est un abyme pervers et jubilatoire. Je ne suis rien, je disparais. Les frontières, les carcans, les rôles, tout disparaît. Je me libère en m’annihilant. Les doigts fins attrapent ma mâchoire vigoureusement. J’ouvre ma bouche comme une grotte, il s’y engouffre au plus profond. Là, ballotée par mes deux assaillants, je sens la prise ferme de Philippe sur mes reins. Il me sodomise sans ménagement. Prise de toute part, malmenée, je tremble de plus en plus fort jusqu’à l’explosion absolue. Je sursaute, je convulse, je suis emportée dans un tourbillon de sens. Mes assaillants jouissent de ma jouissance. L’un me gifle de gerbes brulantes, l’autre m’arrose et Philippe inonde mon cul.

    La fatigue me prends d’un seul coup. Je m’effondre, pleure comme une petite fille, déboussolée de trop d’émotions, perdue entre deux mondes. Alors mon amour me prend dans ses bras me berce doucement, me couvre de doux baisers, jusqu'à ce que ce torrent tarisse. Doucement il me lave et me rhabille. Mes yeux sont toujours bandés. Il me porte jusqu'à la voiture où il m’installe entre les deux hommes devenus anges gardiens.

    Ils disparaîtront sans que je m’en aperçoive, dans mon sommeil. Philippe me bordera et s’endormira tout contre moi, protégeant mes rêves de sa présence.

     


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