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  • Charlotte,Trop longtemps que je ne t'ai pas donné de nouvelles. Je suis bloquée. J'arrive pas à me raconter, j'ai pas d'imagination. J'ai perdu le bagou que t'aimes bien, celui qui te fait sourire et qui t'excite. Celui qui te fait me poser mille questions, réclamant toujours plus de détails que je suis obligée d'inventer pour étancher ta soif. Tes mails me réclamant mes exploits me font culpabiliser. C'est pas que je ne baise pas, non ! Je baise. Je baise devant des vidéos salaces, de gang bang gay, où de jeunes types, gaulés comme des pédés de magasine se font défoncer le cul par des bad boy de série tv. Je baise dans la rue, entre deux voitures, avec des inconnus sélectionnés sur des sites libertins. Je baise dans des parcs, la nuit, furtivement, au détour d'un chemin sombre. Je baise à trois, à quatre, à qui mieux mieux. Je baise à tire-larigot, j'explore mes limites. Mes limites ? Plus j'avance, plus j'expérimente, moins j'ai l'impression d'en avoir. C'est comme se dire qu'on n'arrivera jamais à boucler un dossier et puis, finalement, c'était pas si sorcier, et en plus, on y a pris du plaisir. C'est à la fois enivrant et frustrant. Enivrant parce que ça me donne une sensation d'invulnérabilité, frustrant parce que j'aimerais la trouver, cette limite. Un jour me prendre le mur et me dire, par là, j'y vais pas.

    Cependant, hier, j'ai été surprise. J'ai pleuré. J'ai pris une gifle et j'ai pleuré, puis j'ai ri, et pleuré, et ri... encore. Il m'a dit: "Bon, je peux te donner des coups de ceinture sur le cul, mais pas de baffes dans la gueule." Ça m'a fait rire. Je n'ai même pas eu mal ! Enfin pas plus que quand il me mord ou qu'il me lacère le dos où l'intérieur des cuisses. Je ne me suis pas sentie humiliée. Je ne me sens jamais humiliée. Il peut me prendre par les cheveux, me jeter par terre aux pieds d'une horde de chiens en rut, me traiter de pute, de vide couilles, je ne me sens pas humiliée. Dans ces instants fiévreux, je suis leur vide couilles, ils sont mes chiens. A chacun son cinéma. 

    Mais hier, pouf, j'ai pleuré. C'est venu comme ça. Aujourd'hui, je ne me sens pas tranquille. Est-ce une limite, un coup de fatigue, un réflexe Pavlovien ? Le temps me le dira, j'ai bien envie de refaire un tour par là pour voir ce qu'il s'y passe. Pas aujourd'hui, pas demain... plus tard, quand la question ne se posera plus, quand je ne me regarderai pas agir comme un rat de laboratoire.

    Je vais te laisser là. Comme je te l'ai dit, j'ai pas l'inspiration. Il te faudra être patiente. C'est comme ça. Je suis comme ça. Je suis pas facile à aimer, je sais, par contre toi, si. Dans mon prochain mail je te raconterai ce que j'ai envie de te faire, ce à quoi je songe depuis un petit moment. Un des scénarios possibles de quand on se reverra. Ne rentre pas tout de suite, il n'est pas encore fini,  ne tarde pas trop, toi aussi tu me manques. Je t'aime.

    photo : Rochman Reese And Sofan Chan

     


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  • Sévice rendu

    Yaëlle, ma meilleure amie est venue me voir il y a quelque temps. Elle était sans dessus dessous. Rien n’allait plus avec son mari. Elle m’a demandé d’intervenir. Je n’aime pas ça, c’est souvent contre productif de faire intervenir un tiers. Mais elle est ma meilleure amie, je ne peux pas la laisser tomber. J’ai alors accepté et nous avons convenu qu’il vienne dès le lendemain

    Il est arrivé avec deux minutes de retard. J’ouvrais la porte, il était là, en costume de ville, la cravate desserrée. Ça commençait bien.

    Entre, lui dis-je d’un ton froid. L’anti-chambre est derrière cette porte. Il me regarda d’un air surpris.

    Je retournais m’asseoir dans le salon, me servais une boisson fraiche, et continuais ma liste de courses.

    - Viande, Lait, Sucre, Légumes, fruits…

    Après l’avoir laissé mariner un moment, ça lui apprendra à être en retard, j’allais le voir. Incroyable ! Il était assis sur une chaise et jouait sur son portable !

    - Tu fais quoi, là ?

    - Ben, je joue, en attendant.

    - Pardon ?

    - Euh  Je t’attends…

    Je refermais la porte calmement, sans un mot, et j’appelais illico sa Maitresse.

    - Yaëlle ? Tu ne m’as pas tout dit hier ! C’est beaucoup plus grave que je ne le pensais ! Il faut tout reprendre !... C’est toi que je devrais reprendre en main, tu sais ? Parce que ce que je vais faire là ne servira à rien si tu fais n’importe-quoi derrière. Tu vas rappliquer ici illico. Tu te placeras dans le boudoir, observeras tout ce qui se passe et tu prendras le relai quand je te le donnerai. Si tu te comportes comme il faut, il y a peut-être une chance de le récupérer… Non. Non, Yaëlle. Je fais ça parce que tu es ma meilleure amie, mais je ne garantis rien. Tu me remercieras plus tard. Dépêche-toi !

    Je suis retournée dans l’antichambre.

    - Qu’est-ce que tu fais là ?

    - Comme je te l’ai dit, je t’attends, me répondit-il, souriant.

    - Ce n’est pas ma question. Fais attention à ce que je te dis. Qu’est-ce que tu fais là ?

    - Ha ! Oh Euh…

    - Mais encore ?

    - C’est Yaëlle qui m’envoie.

    - Tss ! Qui est Yaëlle ?

    - Ben ma…

    - Réfléchis à ce que tu dis !

    - Ma… Maitresse ?

    - Nous y sommes ! Donc, qu’est-ce que tu fais là ?

    - Je suis venu sur l’ordre de ma Maitresse… Parce qu’elle me l’a ordonné.

    - Mon dieu ! Bon, je n’ai pas envie d’y passer des heures. Déshabille-toi. Vite !

    Je vis dans ses yeux, qu’il était tenté de me répondre quelque chose de « spirituel », mais croisant mon regard, il comprit son erreur et se ravisa.

    Il était nu devant moi, bel homme. Il s’entretenait. Je comprenais pourquoi Yaëlle avait jeté son dévolu sur ce grand brun athlétique.

    - Tourne-toi !

    Son dos musclé dessinait un ample V. Ses fesses étaient étroites et rebondies au-dessus de cuisses élancées.

    - Tourne-toi !

    Le torse puissant, le ventre plat et un « Chemin des Dames » tout à fait acceptable.

    - Enlève tes mains.

    C’est ta Maitresse qui te dit de te raser ?

    - Oui.

    - Oui qui ?

    - Maitr

    - Madame !

    - Oui Madame.

    - Bien ! Avance, c’est par là, lui dis-je  en lui montrant le salon.

    Je marchais dans son dos, faisant claquer mes talons sur le parquet. Au passage, je pris une cravache que j’avais laissée bien en évidence. Il avançait d’un pas indécis.

    - Porte noire !

    Il s’arrêta devant, se retourna d’un œil interrogateur.

    - Ouvre !

    Même dans son dos, je savais exactement la tête qu’il faisait. Je le sais aux frissons qui parcourent leur dos.

    - Avance !

    Il entra dans mon donjon. Ses pieds nus hésitant sur le carrelage rouge. Je le contournais et me mis face à lui. J’attendis qu’il s’imprègne du lieu. Il en menait déjà moins large. Les fouets de toutes tailles, les menottes, les pinces, les suceurs, les godes, accrochés aux grilles travaillaient à ma place.

    - À genoux !

    Il obtempéra sans hésiter et sans même s’en rendre compte. Je m’avançais vers lui, jusqu’à lui mettre ma chatte sous le nez. Je portais, un catsuit intégral en cuir noir ouvert sur le décolleté et l’entre jambe. J’avais rajouté une jupe très courte amovible. Juchée sur mes talons de 14 cm, je le toisais sévèrement. Je l’obligeais à lever la tête, le manche de ma cravache appuyant sous son menton. De l’autre main, je dégrafais la jupe qui tomba entre nous. J’écartais les jambes en me rapprochant encore un peu, l’attrapais par les cheveux et lui collais le visage dans ma toison ébène.

    - Sens moi ça ! Petit chien ! Sens !

    Je frottais ma chatte sur son nez, l'imprégnant de cyprine. Je tirais sa tête en arrière, le regardais dans les yeux.

    - Lèches toi les babines petit chien !

    La truffe et l’œil humide, il se pourlécha. Je pointai de ma cravache, ma jupe restée à terre et lui ordonnai de la ramasser, de la plier adroitement et de la déposer sur la commode derrière lui. Sagement il s’exécuta. Je vis son regard s’attarder sur les objets qui encombraient la commode. Qu’allait il choisir ? Le plug, les pinces ou la badine ?

    - Tu ne devrais pas hésiter comme ça petit chien. Ils sont tous pour toi !

    Un cliquetis significatif m’avertit que Yaëlle était derrière le miroir sans tain. La séance allait pouvoir commencer.

    - Au pied !

    Il se précipita, déposa ses genoux à quelques centimètres de mes chaussures, tête baissée.

    - Regarde moi ! Tu es là, petit chien, parce que ta maitresse n’est pas contente de toi. Elle est… contrariée. Déçue, en fait. Elle a eu la faiblesse de croire que tu connaissais ta place, que tu étais capable de la tenir sans qu’elle soit obligée de te surveiller comme un débutant. Force est de constater que tu n’as pas été à la hauteur.

    Je tournais autour de lui comme un prédateur autour de sa proie.

    - Elle était sur le point de te congédier mais je l’ai convaincue de te donner une chance de te rattraper. On ne jette pas le fruit de son travail comme ça. Elle a accepté mais tu dois prouver par ton attitude ici, que ce n’est pas peine perdue. Tu endureras cette épreuve avec dignité et courage. Tu m’obéiras au doigt et à l’œil. Tu seras docile et fier, tu feras tout ce que je te dis, avec vivacité et enthousiasme. Je ne veux aucune chouinerie. Je ne supporterai aucune tentative de rébellion. Et je te déconseille de jouer les fanfarons, tu y perdrais. Est ce que c’est clair pour toi, petit chien ? Répond !

    - Oui.

    Je lui décochais alors une gifle magistrale.

    - Oui qui ?

    - Oui Madame.

    - Bien !

    Je lui tendis un large masque noir en cuir, ainsi qu’une paire de menottes. Enfile ça ! Les mains dans le dos !

    - Oui madame.

    Une fois contraint et masqué, je souris à Yaëlle de l’autre côté du miroir sans tain et la rejoignis.

    - Je le laisse mijoter un peu. Il fait trop chaud dans ce donjon, j’augmente la clim.

    - Bon, tu vois, il est sage et gentil quand même !

    - Tu te moques de moi ? Mais, qu’est ce qui t’arrive ma poule, tu t’es muée en midinette ou quoi ? Sage et gentil ! Qu’est ce qui faut pas entendre ! Il a oublié jusqu’aux bases ! Tu sais ce qu’il m’a répondu quand je lui ai demandé ce qu’il faisait, là ?

    - Non …

    - « Je joue, en attendant » Il était en train de jouer sur son téléphone ! Oh oui ! Tu peux faire cette tête ! Ce n’est pas comme ça que je t’ai formé ! C’est du n’importe quoi. J’ai une question à te poser. J’attends que tu y répondes sincèrement. As tu toujours envie d’être une domina ?

    - Ben oui ! Évidemment !

    - Ben ce n’est pas aussi évident que ça. Crois moi ! Parce que si tu n’es pas toujours aussi motivée, ce que je peux comprendre, ce que je vais faire dans ce donjon ne servira à rien et je n’ai pas que ça à faire, moi. Alors réfléchis bien, et répond à ma question.

    - Oui, j’ai toujours envie d’être une domina. Excuses moi, j’ai…

    - Ne t’excuse pas par pitié ! ... Bon, j’y retourne. Observe, et apprends !

     

    Quand j’entrais dans le donjon, je senti immédiatement la différence de température. Mon cul et ma chatte se hérissèrent. Lui, grelotait à genoux sur le carrelage.

    - Debout !

    Il se redressa.

    - Écarte moi un peu ces cuisses. Cambres toi, montre moi cette croupe ! Écarte tes fesses !

    Je lui caressais et lui flattais la croupe comme on le fait pour un animal. Je glissais un doigt sur son anus. Il était souple, donc utilisé régulièrement. J’y enfonçais un doigt qui y entra sans résistance. Il se mit à bander gentiment. J’allais chercher un plug de bonne taille sur la commode, mis quelques goutes de lubrifiant et lui enfonça sans ménagement. Il tressailli et gémis ouvertement.

    - La ferme ! Qui t’a autorisé à gémir petit chien ? … Répond !

    - Personne Madame !

    - Alors ! … Alors ! Répétai-je plus durement. Je déteste me répéter, dépêche toi !

    - Pardon Madame. Je ne gémirai plus sans votre permission, Madame !

    - Bien ! Tournes toi face à moi, genoux fléchis, cuisses écartées. Montres moi tes couilles !

    J’attrapais ses bourses les palpais, les soupesais, tirais dessus pour estimer leur élasticité et leur faculté à pendre et s’allonger. Puis j’attrapais sa queue fermement et le branlais. Je la sentais durcir et gonfler.

    - Il me semble que tu es un mâle, mais quel genre de mâle es tu ? Tu as une bonne queue, bien droite, bien dure, c’est bien ! Tu as du jus dans ces couilles ? Donnes moi ton jus de couilles. Mais, ne t’avises pas de décharger sans mon autorisation, ou il t’en cuira.

    Je continuai de le branler vigoureusement et recueilli rapidement sa mouille, que je récupérai d’un doigt et lui étalai sur la langue. D’une main je le repoussai fermement, il recula en vacillant. Je mis en marche le palan, la chaine descendit dans un bruit fracassant de métal. Il sursauta. Je fixai ses menottes au crochet et remontai ses poignets au maximum. Il était dans une position inconfortable et humiliante. Je pris les pinces à tétons et lui installai, puis j’attrapai une badine de rotin recouvert de cuir huilé. Je la fis cingler dans l’air et me délectai de son agréable sifflement. Ses tétons gonflèrent a vue d’œil. Je commençai par lui caresser la croupe mise en valeur par sa position. Je glissai la badine entre ses cuisses et remontai jusqu'à ses couilles que je maltraitai adroitement. Je jouai un peu avec son plug, tapotai ses tétons écarlates. Puis sans crier gare je lui décochai un coup vif et net. Il hurla. Sa peau rougit instantanément à l’endroit ou la badine avait frappé.

    - Tais toi ! Ordonnai-je. Et je lui redonnai un coup au même endroit. Sa peau était à la limite de se fendre. Je la frictionnai pour faire circuler le sang. Il serrait les fesses et les dents.

    - La ! Bien, c’est bien mon chien ! Il bandait toujours durement, et à vrai dire, il ne débanda pas de toute la séance.

     

    Je le relâchai et l’autorisai à s’asseoir sur le petit tabouret en métal agrémenté de clous à tête triangulaire. Il grimaça dignement. Il se comportait assez bien. Je fis signe à Yaëlle de l’autre côté du miroir de nous rejoindre en silence. Je m’essayai face à lui.

    - Petit chien ! J’ai transpiré dans mes chaussures, enlèves les moi. Il tendit ses mains cherchant où étaient mes pieds, n’y voyant toujours rien. Sa main trouva ma cheville qu’il prit respectueusement, ne se permettant aucune caresse. Il déposa mon pied sur son genou et me déchaussa avec délicatesse. Ses gestes étaient fluides et mesurés.

    - Lave moi les pieds !

    Il hésita un moment.

    - Avec ta langue pauvre nouille ! Avec quoi d’autre ?

    - Oui Madame.

    Il souleva mon pied jusqu'à sa bouche, tira une large langue qu’il déposa à la base de mon talon remontant sur ma plante de pieds jusqu’aux orteils.

    - Hmm ! C’est bien, continue ! Il s’y prenait parfaitement ! Sa langue furetait maintenant entre mes doigts de pied. Il aimait ça, le petit salopard. Continue oui, c’est bien ! Tu es un bon petit chien ! L’autre maintenant. J’avais envie qu’il me lèche la chatte de cette même langue agile. Mais je fis signe à Yaëlle de s’approcher encore.

    - Stop ! Je reposais mes pieds nus et humides sur le sol glacé, je me levai, indiqua à Yaelle de prendre ma place et d’écarter ses cuisses. Ce qu’elle fit avec un grand plaisir.

    - A quatre pattes, le chien ! Bien. Avance maintenant … encore ! …

    Quand son nez toucha la fente humide de Yaelle, il s’immobilisa, et sourit largement. J’avais repris ma cravache que je braquai sur le creux de sa joue, par dessus la cuisse de mon amie.

    - Pas bouger ! Et ne souris pas comme un imbécile.

    Je lui donnai un coup sec sur l’arrière train, pour appuyer mon propos. Il s’immobilisa complètement. En attendant mon ordre.

    Je le contournai et attrapai au passage un gode de bonne taille que je fixai à ma ceinture. J’attrapai le plug et lui retirai d’un coup. Il sursauta, mais garda le silence. Yaëlle était très excitée, sa chatte coulait doucement. Il devait sentir son odeur de salope mais n’avait pas le droit d’y gouter, pas encore. De ma cravache je frappai doucement l’intérieur des ses cuises.

    - Écarte. Je jetai un coussin entre ses genoux. Je m’agenouillai à mon tour derrière lui et badigeonna mon pieu en silicone et son trou de lubrifiant. Je le massais, l’assouplissais. Ma  partenaire ondulait de la croupe, se masturbant le clito sur le nez de son petit clébard. Nous nous regardions de connivence jouissant de l’instant. A la seconde où elle lui ordonna de la lécher, je lui enfonçai mon dard. Sa figure s’écrasa sur la chatte ouverte de sa Maitresse, étouffant une exclamation de plaisir. Je le tenais fermement par les hanches, le pilonnait à grands coups.

    - Allez ! Lèche moi ! Lèche bien ta maitresse ! Petite pute !

    - Je lui assénai de sérieux coups de butoirs, tout en lui fouettant le cul ! Il ne bandait plus, mais sa queue coulait abondement. Yaëlle ne mis pas longtemps à atteindre son paroxysme

    - Putain, branle-moi, connard ! Hurla-t-elle. Au risque de perdre l’équilibre, il lui enfonça deux doigts dans la chatte et les secoua énergiquement. Elle se lâcha alors complètement et lui gicla au visage. Quand elle revint à elle, je me retirai brutalement. D’un coup de pied, je le fis rouler sur le dos. Je me plaçai entre ses jambes et lui écrasai les couilles avec mon pied nu. Je m’attaquai à sa bite qui reprit rapidement vigueur. Ma comparse m’apporta une chaise. Une fois assise, j’entrepris de le branler des deux pieds. Il bandait dur, soufflait, tentait de retenir ses gémissements.

    - Mon petit chien ! Tu as envie de jouir, hein ? Répond !

    - Ou..i… Maîtresse.

    - Pourquoi est ce que je te laisserais jouir, dis moi pourquoi ?

    - Je… je peux pas… Maîtresse !

    - Ha oui et pourquoi ça ?

    - Parce que… je le mérite pas Maitresse !

    - Ha ! Voilà enfin une bonne réponse !

    Coincée entre mes pieds son gland était rouge, gonflé, prêt à exploser. Elle se pencha au dessus.

    - Dis moi pourquoi tu ne mérites pas de jouir, petit chien ! Dit elle en lui donnant des petits coups de langue sur la pointe de son vit. Le coup était traitre, il failli ne pas y résister. Mais pressant davantage mes pieds l’un contre l’autre je lui fis mal. Ce jeu m’amusait trop pour le laisser se finir sur une note décevante.

    - Alors ? Dis à ta Maitresse pourquoi elle ne peut pas te laisser jouir !

    - Parce… que… je… je me comporte mal.

    - C’est à dire ? Sois plus précis !

    - Je… je …

    - Tu ne sais pas comment dire ? Hé bien moi je vais te le dire. Tu t’es comporté comme une petite merde ! Tu as oublié où était ta place ! Où est ta place ?

    - A tes pieds, à tes ordres, Maitresse !

    - Où ça ?

    - Où tu me dicteras, Maitresse !

    - Tu en es certain ?

    - Oui, oui… Maitresse.

    Il vibrait des pieds à la tête. Il allait craquer…

    - Bien ! Vas y, jouis ! Et qu’on t’entende !

    Il se lâcha dans un râle grave et puissant, gicla abondement par saccades. Il arrosa son sperme partout, le torse, le visage et même sa bouche, c’était parfait. Yaëlle l’embrassa goulument avant de lui retirer son masque. Le talon aiguille planté sur le torse, elle lui sourit avec bienveillance, il lui répondît avec reconnaissance.

     


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  • Le 22 août, date anniversaire de la naissance de Ray Bradbury (l'auteur de Fahrenheit 451), nous fêtons les livres, les éditeurs, les auteurs et les lecteurs. Partageons notre passion avec le monde entier ! rejoignez le mouvement sur la page facebook

    Ray's day

     

    Suspendue

    Je m'associe à la fête en vous proposant ce texte court

    Suspendue

     

    J’attends. Je suis suspendue, je ne fais rien. J’attends.  À peine si je regarde autour de moi, à peine si j’arrive à voir encore. Je suis suspendue, j’attends. J'écoute le tumulte, je l’observe, je le goute. Quel espoir fait il naitre, quels désespoirs aussi. Une note de musique fait écho et ravive la douleur, délicieusement. Est ce vraiment une douleur, Cette sensation, logée, là ?

    Des images se bousculent dans ma tête. Succession de flashs, montage stroboscopique de désirs et de craintes. Je réagis à toutes, je me malmène et m’épuise. Je cherche l’apaisement, et je le fuis tout à la fois. Je veux que ça s’arrête, j’en veux plus encore.

    Je trouve des subterfuges, je m’offre du répit. Quelques secondes de soulagement pour que tout recommence à l’instant. Mais parfois, c’est le vide, le désert, le silence. Je m’entends crier dans le néant, j’entends ma voix en écho, je suis seule. Je m’agite, panique, j’appelle à l’aide, et quand je désespère tout revient, neuf, intact, chargé de puissance pour m’emporter à nouveau. Je laisse venir cette vague, je la laisse me prendre, même si je sais qu’elle m’abandonnera, sur un rocher, agonisant sous la brûlure du soleil.

    Alors j’attends, surtout je ne fais rien. J’attends, je suis suspendue, j’attends.


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  • Seule au fond de la nuit, se laisser parcourir. Mélange doux amer de lasciveté et de solitude. Partir, partir encore, s’abstraire pour mieux ressentir, pour mieux vivre, au plus près de soi. Laisser couler, sur sa peau, la douceur, l’effleurement. Basculer sa tête, fermer les yeux, céder à l’envie.

    La voilà au fond de son lit. Enfin seule, et trop seule, une main sur un sein, l’autre abandonnée sur son ventre, hésitante, agacée. Les yeux fermés dans le noir, entre raison et songe, entre retenue et chimère. Des images, des flashs, des fulgurances la percutent et la bousculent. Elle se cambre, s’agrippe pour ne pas basculer. Un souffle à son oreille, un murmure, une idée, une envie, elle se détourne, tente de s'échapper. Elle se retourne sur le ventre, d’autres caresses se proposent à son esprit échauffé. Une main entre cuisse et hanche la soulève. Elle se cambre à l’extrême, attends, suspendue, se laisse choir, inassouvie, irritée. Elle se retourne encore, s’écarte et se referme sur l’intolérable vide. Elle se recroqueville, se couche sur le côté, haletante. Elle rentre en elle même, sa main aussi.

    « Han ! » Premier son depuis les soupirs. Elle s’ouvre à nouveau, s’offre à elle même, s’agite avec frénésie, geint, se crispe, se calme, reprend son souffle et repart de plus belle. Une fois, dix fois, les images se précipitent et se bousculent. Des mains, mille mains parcourent son corps, des odeurs, des bruits, la douceur, et la force, l’étreinte qui la possède et la submerge. Elle se bat avec et contre elle même, seule jusqu’à l’épuisement.

    Elle ne peut, veut pas s’arrêter, c’est une folle danse qui s’empare d’elle, la maintient sur le fil, enragée, frustrée, courant après la promesse de sa libération prochaine, l’explosion de ses chaines. Soubresauts, cris, râles, elle gesticule, se redresse regarde le vide dans les yeux, et s’affale sur sa couche, soulagée et insatisfaite.

    Sa peau déserte appelle encore, sa bouche humide appelle encore, ses seins, son cul, son corps vide hurle encore.

     Elle s’écoule doucement. Les yeux ouverts dans le noir, elle contemple le néant. Dans un dernier sursaut, elle repart, monte à l'assaut. Elle se prends, se reprends, se comble jusqu'au tréfonds.

    Epuisée enfin, gisant dans son rêve, ivre morte, cède, lâche prise, et sombre dans le sommeil. 

     

    Photo : http://misungui.tumblr.com/


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